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l'affaire Bojarski

de Jean-Paul Salomé

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avec Reda Kateb, Sarah Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin

Drame, 2h08, 2026


« Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l'occupation allemande. Après la guerre, son absence d'état civil l'empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et le limite à des petits boulots mal rémunérés….. jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer de faux billets… »


L'affaire Bojarski est un divertissement honnête. L’image est soignée et nous plonge bien dans l'ambiance des différentes époques traversées.

De la période de l'occupation à 1964, année de son arrestation, on suit le parcours atypique de celui que la presse avait surnommé « le Cézanne de la fausse monnaie »


Tiré d'une histoire vraie, le film ne mise pas sur le suspense de son dénouement. Jan Borjarski se fera arrêter et condamner à vingt ans de réclusion. 

Ce dont il est question ici, c'est l'engrenage qui se met en place et la psychologie du personnage.


Engrenage parce que Bojarski est un inventeur de génie mais un très mauvais commercial dont la situation d'immigré ne vient pas faciliter la vie.

Psychologie, parce qu'une fois lancé dans la fausse monnaie, il ne pourra pas s'arrêter, même pour le bien de sa famille.

Outre le fait que ses faux billets lui assurent un train de vie confortable, ses « créations » semblent être pour lui un défi. Celui d'un inventeur qui tâtonne et qui devient obsédé par la perfection.

Mais c'est aussi le frisson d’ébranler la grande institution qu'est la Banque de France. Va alors s'engager le jeu du chat et de la souris entre le faussaire et l'inspecteur en charge de l'interpeller.

Traque qui elle aussi va virer à l'obsession.


Si on connait la fin, on se demande tout de même comment  Bojarski, qui paraît si bien organisé et méticuleux, va finir par se faire arrêter. Reda Kateb est excellent dans le rôle, se fondant  bien dans le personnage qu'on en oublie qu'il n'a rien d'un immigré polonais.

Par contre, Pierre Lottin est affublé d'un très mauvais accent…. ridicule et totalement inutile !!


Même si le film reste agréable à suivre, c'est un peu long eut égard à l'intérêt. La fin tourne un peu en boucle comme si le cinéaste avait eu du mal à se séparer de son personnage et à l'envoyer en prison !

Ce n'est pas qu’il le rende sympathique mais on sent une certaine admiration pour le talent du faussaire .

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