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La guerre des prix

de Anthony Dechaux

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avec Ana Girardot, Olivier Gourmet, Julien Frison

Thriller, 1h36, 2026


« Audrey, fille d'agriculteur et cheffe de rayon dans un supermarché en province se voit propulsée à la centrale d'achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale.

Alors qu'elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes  redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable. »


Quand on circule dans les allées d'un supermarché, on n'a pas conscience de la lutte qui s'est jouée pour y trouver tous les produits qui occupent les rayonnages. Le monde de la grande distribution est effectivement un terrain de guerre avec tous ses corollaires :  tactiques, absence de sentiments, voire de morale !

Les armes sont verbales et psychologiques. Il n'y a pas d'hémoglobine mais il y a bien des morts, celles des petits producteurs qui, faute de pouvoir faire du volume, ne peuvent baisser leurs prix à la hauteur des gros groupes de l'agroalimentaire.

La menace suprême étant d'être déréférencé d'une chaîne de distribution.


La Guerre des prix nous plonge dans un monde d'entreprise en nous faisant découvrir ses rouages de l'intérieur. En entrant au cœur du système avec Audrey, le spectateur comprend mieux les mécanismes qui se mettent en place entre l'agriculteur et le consommateur qui met le produit fini dans son caddie.


Audrey pense pouvoir changer les choses de l'intérieur en aidant son frère et son regroupement de petits producteurs, à accéder à la grande distribution.

Pour cela, elle doit d'abord faire ses preuves de négociatrice.


Les images servent une ambiance digne d'un thriller. Les box de négociation ressemblent à des petites pièces d'interrogatoires policiers. Les longs couloirs des bureaux, les îlots de complexes d'apparts hôtels  dégagent une froideur angoissante. 

Le suspense est bien maîtrisé. On a très envie de savoir jusqu'où Audrey sera prête à aller pour une bonne cause et si elle va y parvenir.

Olivier Gourmet est, quant à lui parfait, dans le rôle de l'homme d'entreprise aguerri. 


Pour ne rien gâcher, La Guerre des prix bénéficie d'une durée raisonnable, allant ainsi à l'essentiel, sans tourner en rond, ne laissant jamais l'ennui s'installer. 

Anthony Dechaux dit avoir voulu faire une « fiction documentée ». C'est une belle réussite !!! 

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