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Ma frère

de Lise Akoka er Romane Guéret

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avec Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent

Comédie, 1h52, 2026


« Shaï et Djeneba ont 20 ans et sont amies depuis l'enfance. Cet été là, elles sont animatrices dans une colonie de vacances. Elles accompagnent dans la Drôme une bande d'enfants qui comme elles, ont grandi entre les tours de la Place des Fêtes à Paris. À l'aube de l'âge adulte, elles devront faire des choix pour dessiner leur avenir et réinventer leur amitié. »


Ni vraiment réussi, ni totalement raté, ce film donne le sentiment de ne pas être abouti. Mettez une bande de gamins, à la vie pas facile, une bande d'animateurs dans la même situation, prenez le tout, secouez... et vous obtenez Ma frère.


Malgré un fil conducteur qui pourrait être de montrer qu'au fond enfants et adultes se démènent avec les mêmes problèmatiques (l’amour, l'amitié, l'intégration au groupe ou au contraire son émancipation….).

On a l'impression d'assister à une série de saynètes.


La multiplicité des cas entraine  leur survol et le spectateur peine à entrer dans l'histoire.

Shaï et Djeneba vont devoir faire des choix qui les propulseront définitivement hors de l'enfance. On constate que le chemin est ardu mais le dénouement nous laisse en partie sur notre faim.


Pour les enfants, plusieurs volets viennent agréablement, à nos yeux, tourner une page des films précédents sur la même thématique. Personne ne sauve personne. Ces enfants auront vécu une belle parenthèse mais ce n'est pas la colonie qui changera leurs conditions de vie. Ce film n'est ni un drame misérabiliste, ni une comédie loufoque. Il s'ancre dans la réalité et il est très crédible.


Les enfants sont présentés sans concession...

Certes, ils ont déjà leurs failles et leurs blessures mais ça ne fait pas d‘eux des "petites choses". Ils peuvent être redoutables entre eux. N’est pas non plus passé sous silence leur égocentrisme naturel. On leur parle de la Shoah... ils dévient sur la mort de leur grand-mère. Toute personne en charge d'enfants en collectivité a vécu des situations similaires.


À l'inverse les enfants font peu de cas des différences. Preuve s'il en faut encore une, que c'est la société qui finit par gagner ados et adultes, dans une volonté normative.


Ma frère donne à voir tout en restant frileux sur d'éventuelles conclusions. On ne passe pas un moment désagréable mais on ressort de la séance pas plus enthousiasmés que si on avait regardé un reportage à la télé !

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