The Mastermind
de Kelly Reichardt
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avec Josh O’Connor, Alana Haim.
Drame, Policier, 1h50, 2026
« Massachusetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'œuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s'avère compliqué. Traquer Mooney entame alors une cavale sans retour. »
Des images très soignées et la peinture d'une époque ne suffisent pas à faire un bon film. C'est un ennui irrémédiable qui s'étire sur une heure 50 !
Si dans le début de la séance, on accepte volontiers une certaine lenteur, pensant qu'elle va se permettre de présenter les protagonistes et leur psychologie, de planter le décor…. mais non. Les personnages restent assez hermétique et le film fait l'effet de ne jamais vraiment démarrer. On ne saura jamais pourquoi Mooney organise ce vol de tableau, point de départ d'une intrigue très floue. On ne comprendra pas plus ce qu'il envisageait après se casse, réalisé par des branquignols, seul moment qui prête à sourire.
Il en est de même pour les relations que Mooney entretien avec son épouse. Le spectateur manque de clé quant à la vie passée des personnages ce qui empêche grandement de les comprendre. des informations claires sur leur passé aurait été le bienvenu.
Il ne reste que la photographie en tant que tel et comme marqueur d'une époque : voitures, mode vestimentaire, manifestations contre la guerre du Vietnam...
Certains plans sont particulièrement bien réussis. La réalisatrice joue avec les lignes architecturales (bâtiments du musée) du réseau routier (longue ligne droite dans la nature) ou encore avec les éléments urbains (départ du car métallisé, images d'Épinal de l'Amérique)
Toutes ces images auraient eu leur place dans une exposition photos sur les États-Unis des années 70.
Dans un film, c'est agréable mais cela ne fait pas une histoire !
Un rythme à la fois lent et lancinant, une intrigue flottante dont on peine à trouver l'intérêt ont eu raison de nous en nous assommant !

