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Les belles promesses

Lemaitre Pierre

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Calmann Lévy, 2026.


« Tout commence par un incendie, un bébé… et un sanglier.

Paris est transformé par des travaux titanesques, le cœur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin.

Au terme d’un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose.

Par bonheur, le chat Joseph, veille encore… »


On l'attendait autant qu'on la redoutait, cette sortie qui clôt la grande saga qui nous a plongé avec tant de plaisir dans les Trente Glorieuses.

On l'attendait avec impatience car on brûlait de savoir enfin comment tout cela pouvait bien finir pour Bouboule, fils aîné de la famille Pelletier, dont maintenant on peut dire sans rien divulgacher qu'il est un tueur psychopathe !


Ce personnage si ambigu, ce gentil raté, écrasé par sa femme, qui peut sous le coup d’une colère froide devenir un monstre d'une violence inouïe, nous aura tenu en haleine sur quatre tomes. On ne trépigne pas moins de connaître enfin le sort que l'auteur a réservé à l'horrible Geneviève. Va-t-elle finir par écraser définitivement toute sa famille ou s’étouffera-t-elle, elle-même, avec tout son fiel ?


À travers ce dernier ouvrage, on est plongé dans l'année 1963. On assiste à la construction du périphérique parisien : malversations financières, travaux titanesques, transformations physionomiques de la ville….

Pierre Lemaître a le don de dépeindre avec brio l'ambiance d'une époque.


Parallèlement on suit le parcours d’un nouveau personnage qui nous entraîne dans le milieu rural.

Ville ou campagne, les plus forts sont toujours les plus riches. Une fois de plus, l’auteur maîtrise l'art du suspense car il nous faudra attendre le dernier chapitre pour savoir ce que ce Manuel vient faire dans l'histoire de la famille Pelletier.


Pour ce qui est de l'ensemble du livre, ce n'est cependant pas le plus réussi des quatre. L’histoire intrafamiliale tourne un peu en rond. François Pelletier mène l'enquête sur son frère. On comprend bien que ses doutes et sa sidération l'entraînent dans de multiples tergiversations mais tout ce qu'il découvre, le lecteur le sait déjà !


On a le sentiment que l'auteur n'arrive pas à quitter ses personnages et retarde le moment de conclure définitivement.

Qu'on se rassure, notre patience sera récompensée et la crainte d’une fin qui ne serait pas à la hauteur de nos attentes sera dissipée….

La fin est jubilatoire à souhait !


Le lecteur assidu de cette saga sera triste de quitter ces personnages mais heureux que l'auteur ait réservé un sort bien particulier à certains….

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