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Mères

Dimova Théodora

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Mères de Théodora Dimova,

Éditions des Syrtes, 2025


« Dans la Bulgarie postcommuniste, les destins de sept adolescents, élèves dans le même lycée, se croisent dans le chaos qui les entoure et les désarrois familiaux. Dans ce chaos, le rêve d'une vie meilleure est incarné par Yavora qui sait écouter et panser toutes les plaies.

Mères a été inspiré à son auteur par un fait divers d'une violence inexplicable dans un lycée bulgare, signe que dans cette société, toutes les limites ont été dépassées. »


Chacun des sept adolescents fait l'objet d'un chapitre sous forme d'un témoignage. Au fil de la narration, on découvre par qui ils sont interrogés et les événements qui les lient :  leur rencontre avec Yavora (dont on ne connaît rien au début), et un drame un soir de coupe du monde.


Le point commun de ces  lycéens est la souffrance au sein de la famille. Dès le départ Théodora Dimova pose le sujet de la reproduction du schéma familial, comment devenir parents quand on a soi-même souffert du manque d'amour ou de négligence dans son enfance ? La réponse n'est guère optimiste. On peut même qualifier ce roman de « trash ». Les propos sont terribles et ils sont servis par une écriture âpre au possible.


Dès les premières pages, l'auteure bouscule si fort le lecteur qu'elle prend le risque de lui faire tomber le livre des mains !  Il faut s'accrocher pour aller au bout du premier chapitre.

Adreia y  décrit la déchéance de sa mère, ses envies suicidaires dans une forme peu conventionnelle.

Beaucoup de langage parlé avec des répétitions de mots comme scandées, des phrases qui font quasiment une page et qui ne respectent pas les codes du dialogue écrit.

Une fois franchie cette première étape, on est comme happé par cette histoire dont on pressent que l'issue va être terrifiante !


Chaque témoignage est l'occasion de décrire les maux de la société bulgare post-communiste.
Au-delà des traumatismes personnels, affleurent les  traumatismes générationnels. Précarité financière, chômage, alcoolisme…. sont autant de causes de l’impossibilité de s'occuper convenablement de ses enfants.

Chaque chapitre s'achève sur le projet de rejoindre un rendez-vous, " retrouver Yovora et les autres au parc " en ce soir de coupe du monde.


La curiosité du lecteur ne cesse de croître au fil de la narration très bien mené puisque les indices sont le plus souvent suggérés plutôt que donnés directement et le suspense reste entier jusqu'au dénouement dans le chapitre consacré à cette étrange personne qu'est Yavora...

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